Annonces

Fermeture exceptionnelle…

Ce dimanche 29 et lundi 30 janvier, pour IMPÉRATIFS personnels

Mais vous pouvez aller vous restaurer à la Place du Palais à l’occasion de la Cantine Solidaire en soutien au collectif ELZÉARD LURE EN RÉSISTANCE

13h : cantine solidaire au « Local« ,  2 PLACE DU PALAIS. Venez discuter avec nous de ce qui se passe dans Lure… la recette de la cantine ira au collectif Elzéard Lure en Résistance…

14h  : projection de IRREDUCTIBLE, un documentaire sur différents type de résistance.

Atelier de sophrologie

avec Anne Laure Manoury
La sophrologie c’est avant tout ouvrir une parenthèse dans notre quotidien, affiner la conscience de soi-même et du monde qui nous entoure, apprendre à vivre pleinement l’instant présent.
Anne Laure vous accompagnera avec sa voix vers des exercices de relaxation dynamique, un travail sur la respiration, la prise de conscience du corps, la visualisation et des techniques spécifiques. Un cheminement vers soi, vers la rencontre de ses propres capacités pour mieux gérer son quotidien en toute autonomie.
Rendez-vous les mardis à 18h à Lincel à partir du 3 janvier 2023
Renseignements et inscriptions au 06 14 61 82 32 ou contact@al-manoury.fr
www.al-manoury.fr

SAMEDI 10 DÉCEMBRE À Biabaux, Rencontres des mondes avec ChoufChouf

Chronique d’interculturalités rurales
Le Chouf Spirit vous propose un cocktail multiculturel pour passer l’hiver !
Un rassemblement dans les Alpes-de-Haute-Provence, pour promouvoir les rencontres interculturelles et les richesses de la diversité. Une journée pour rencontrer, découvrir, partager des cultures, des mondes et une soirée pour faire la fête en famille, avec des ami.e.s…d’Autres gens ! Un temps pour donner à voir, entendre, à manger, s’ouvrir à d’autres cultures, d’autres mondes.

PROGRAMME – + de détails sur choufchouf.org
14h – Projection AfricaFrance solidaire
15h – Assemblée de Said IBRAHIM
17h – Projection du film «Transes»
18h30 – Apéro mix

CONCERTS
19h – PANTODAPA
21h – COCQUELICOT CARABINE
22h30 – FERRAJ
00h00 – surprises musicales

En interludes …
Contes Lectures

En continu
Zone d’embarquement Espace Survie – Projection d’un film conscientisant autour du concept de « la Françafrique ». Projet pour Tous

Lancement du défi Foyers Zéro Déchet

Un semestre pour apprendre à réduire ses déchets
Il reste des places, inscrivez-vous vite !

La Communauté de Communes Haute-Provence Pays de Banon soutient 10 foyers du territoire pour se lancer dans l’aventure Zéro Déchet en bénéficiant d’un accompagnement gratuit de décembre 2022 à juin 2023.
En début de défi, les participants seront invités à se fixer un objectif de réduction du poids de leurs déchets ménagers. Le but est de permettre à chacun d’avancer à son rythme, dans une ambiance conviviale et ludique.
Pour les aider à atteindre leur objectif, la Communauté de Communes Haute-Provence Pays de Banon a prévu un programme d’accompagnement animé par le CPIE Alpes de Provence et GESPER.
Au programme : des apéros-tchatche pour partager conseils astuces zéro déchet, des ateliers pratiques, une visite du centre de tri/d’enfouissement des déchets, une gratiféria pour donner et échanger…
Cet accompagnement permettra aux participants de :
• réduire leurs déchets en apprenant à fabriquer ses sacs à vrac et ses emballages bee-wrap, à gérer son compost, à cuisiner zéro gaspi
•faire des économies en changeant leurs habitudes d’achat, en réduisant le gaspillage et le suremballage
•préserver leur santé et celle de leur foyer en apprenant par exemple à fabriquer des produits cosmétiques et ménagers naturels
•protéger l’environnement : aujourd’hui un français produit en moyenne 354 kg d’ordures ménagères par an. Ces déchets ont un impact sur l’environnement au moment de leur production, de leur transport et de leur traitement.

Prenez une bonne résolution, devenez des Z’Héros déchet !
Le défi est ouvert aux habitant-e-s du territoire de la Communauté de Communes Haute-Provence Pays de Banon
sans condition d’âge ou de ressource !

Si vous souhaitez plus d’informations et vous inscrire pour assister à la soirée de lancement du défi qui aura lieu en décembre, contactez le
CPIE Alpes de Provence : manon.authelet@cpie04.com – 07.71.83.59.98.

Ce défi est organisé par la Communauté de Communes Haute-Provence Pays de Banon dans le cadre du LEADER Haute-Provence Luberon. Projet financé avec le concours de l’Union Européenne avec le Fonds Européen pour le Développement Rural.

Pride Rurale

Nous relayons cet événement qui s’organise pour la première fois dans nos contrées, à Forcalquier, SAMEDI 24 SEPTEMBRE, et l’appel des organisatrices et organisateurs ci-dessous

« j’écoute tout le monde me raconter, qu’aujourd’hui, ce n’est pas difficile d’être homo. que c’est courant. que c’est admis. il y a toujours cette x personne, prénom à l’appui, pour servir d’exemple — regarde, elle est homo, ça ne gêne personne. et c’est encore regarder à côté. c’est parler de personne au nom de tout le monde. mais pas de x, cet·te homo qui exagère. alors quand j’ai peur de tout inventer, je me souviens seulement de toutes les choses horribles que je me suis dites. toute la haine que je me suis portée, sans l’aide des autres. toute la honte dont je me drape encore. les reproches que je m’adresse. tous les blocages desquels je participe. toutes les portes que je me ferme. Les insultes dont je me berce. tout le monde pense qu’aujourd’hui trans-pédés-gouines riment avec pride-paillettes. nos exubérances n’ont d’égales que nos peurs. nos fiertés n’ont d’égales que nos hontes. oui, les paillettes sont aussi le visage de la pudeur. »
Dans Colza de Alice Baylac, p54

Nous, trans-pédés-bi·es-gouines, LGBTQIA+ et autres queeros des campagnes, voulons concilier nos identités avec nos aspirations à vivre, à travailler et à agir en milieu rural.
Nous revendiquons notre droit d’exister et de nous épanouir comme nous sommes, où bon nous semble.
Certain·es d’entre nous sont en quête de lieux où rayonner d’extravagance et d’anormalité sans avoir à se poser mille questions, à commencer par : suis-je en sécurité ? Nous fouillons les campagnes pour nous retrouver, nous regarder, nous soutenir et danser, hors des villes que certain·es ont quittées, si grandes et pourtant si étouffantes, foisonnantes mais étriquées.

D’autres n’aiment pas se mettre en avant, se montrer et être regardé·es. Pourquoi ? Pour une partie d’entre nous, parce que nous avons été contraint·es, dans les campagnes où nous avons grandi, à nous cacher : aux autres, et à nous-mêmes. Parce que trop souvent nos réalités étaient dures à vivre, à assumer dans cette société tellement intolérante. L’égalité des identités et des sexualités, prônée et censée être garantie par un cadre légal, est si peu effective ! L’hétéronormativité, la cisnormativité* nous ont appris, à nos dépens, la nécessité de la discrétion, jusqu’à faire de nous, parfois, des êtres qui ne font pas de vagues.
Nous avons besoin aujourd’hui, malgré l’effort que ça nous demande, de sentir nos carapaces se ramollir et nos boucliers se transformer. Pour nous et pour toutes les personnes qui se reconnaissent dans ces mots. C’est à nous-mêmes de le faire.
Faire la place à nos joies mais aussi à nos colères, celles de devoir lutter, quotidiennement, contre l’oppression et la violence de notre société, de tout un système.
Nos marginalités n’ont malheureusement pas toujours la place d’exister. Il s’agit, pour nous, le 24 septembre prochain de laisser nos révoltes, nos revendications, nos bizarreries s’exprimer, d’interroger et déborder les normes par nos pluralités.

Prendre place donc, ce 24 septembre, en milieu rural : c’est d’autant plus important que nous y avons peu de lieux de sociabilité spécifiques et que l’anonymat y est paradoxalement impossible.

Plusieurs d’entre nous ont grandi à la campagne, ont manqué de représentations pour voir, savoir qu’une diversité d’identités, de manières de se vivre et de relationner existent en dehors de l’écrasant modèle hétérocispatriarcal. Celleux qui ont passé leur enfance en milieu rural ont eu l’impression que c’est en ville que ça se passe et de fait, nous sommes très nombreux·ses à y être passé·es pour se rencontrer, nous-mêmes et notre communauté. Celles-là, comme ceux qui sont arrivé·es au fil de leurs existences à la campagne, se demandent comment continuer de briller, rencontrer et baiser hors la ville. Dans quels espaces endosser les paillettes, se sentir exister ? 

Nous, trans-pédés-bi·es-gouines, LGBTQIA+ et autres queeros des campagnes, sommes en colère : combien d’années encore, combien de personnes, de générations d’enfants, vont subir des violences morales et physiques, ces violences systémiques dues au ravage des mentalités hétérocentrées ? Combien d’années encore à être discriminé·es, à n’avoir légalement que des petits bouts de droits ?
Nous prenons place, ensemble, nous nous montrons, nous luttons, crions et nous continuerons de le faire tant que la honte n’aura pas changé de camp, tant que l’un·e de nous ne sera pas regardé·e comme ce qu’ielle est et pas comme ce qu’ielle n’est pas.

Nous invitons nos proches, nos allié·es, celleux qui ne sont pas sûr·es, se questionnent, qu’on n’a pas encore rencontré·es, qui habitent maintenant en ville ou encore en ville, dans les campagnes proches ou lointaines, à venir défiler avec nous ! « 

*Cisnormativité : désigne un système social dans lequel la norme est d’être cisgenre, c’est-à-dire de se reconnaître dans le genre assigné à la naissance. Concevoir le monde comme cisgenre a pour conséquence de négliger, invisibiliser et réprimer les expressions de genres non-conformes.