Échange avec Pierre Lieutaghi, ethnobotaniste et écrivain.
On n’a jamais autant parlé de nature qu’en ce début du XXIe siècle, alors qu’on ne l’a jamais autant mise en péril, jusqu’à menacer le devenir de la vie terrestre elle-même. Simultanément, comme si les affirmations dévotionnelles pouvaient contrebalancer le saccage, on n’a jamais autant sacralisé une “nature” fourre-tout, surexpliquée d’un bord par les sciences, opacifiée d’un autre par les néo-croyances, sur l’arrière-plan spéculatif universel.
Une longue carrière de naturaliste a rencontré de près ce qui concerne en particulier les relations des sociétés occidentales et du monde végétal, du passé à l’actuel.
Après le rappel de quelques étapes principales de la réflexion, c’est sous forme de dialogue avec les participants qu’on souhaite voir l’échange se construire…
La complicité motivant le travail, le travail créant la complicité Léa et Mathilde revisitent leur répertoire Klezmer sous le prisme de leur sensibilité artistique. Elles vont notamment à la découverte de chants orientaux et d’Europe de l’Est.
« Nous défendons une musique de fusion.De part son histoire et son mode de transmission orale, cette musique est vouée à évoluer. C’est au grès des chemins et des rencontres qu’elle s’enrichit de l’interprétation de tous ceux qui la jouent. Cette musique nous transporte dans les multiples mélanges dont elle est issue, et nous la transportons nous aussi, la faisant voyager, pour lui donner vie, pour lui donner sens. »
Le groupe vous fera découvrir son univers musical, fait de pièces instrumentales et vocales Klezmer, ainsi que d’Europe de l’Est et Orientale, interprétées avec sensibilité et dynamisme. Ces musiques pleurent et rient à la fois, se dansent, et bien sûr, se partagent. Les Oreilles d’Aman font vivre leur musique, c’est un plaisir pour eux, c’est un plaisir pour ceux qui les écoutent !
Première soirée d’une série consacrée aux cuisines du Monde.
Grand Buffet Libanais concocté l’après-midi par une joyeuse équipe lors d’un atelier orchestré par Denis.
Au menu : Kibbé b’saniyyé, Riz aux vermicelles, Hoummous, Blettes tahiné, M’tabbal, Lift, Yaourt menthe, Basboussa…
Accompagné en musique par Béatrice au chant et aux petites percussions, Thomas aux percussions et Sylvain au Oud et au chant pour un répertoire Grec, Turc, Bulgare…
Dans « Culture à toutes les sauces», l’ethnologue mélange savoirs théoriques et expériences personnelles pour un questionnement réflexif sur la culture et l’ethnologie. Elle tente d’explorer cette notion de culture à travers son héritage familial, son parcours de thésarde, ses terrains d’enquête, ses contrats professionnels… et aborde l’ambivalence d’une telle notion et les usages politiques actuels qui peuvent en être faits.
Si l’analyse de la culture est sensée être sa spécialité scientifique, l’ethnologue partage ses doutes vis-à-vis d’une discipline qu’elle considère à la fois comme un produit de nombreuses dominations et comme un outil efficace contre ces dernières. Elle questionne les regards français contemporains portés sur les cultures populaires et traditionnelles. Cette conférence traite donc de la notion de culture, de capitalisme culturel, de cultures régionales, de la quête d’authenticité culturelle des classes moyennes et de l’exotisme post-colonial. La conférencière parle aussi de son difficile parcours dans l’université et dans la précarité, elle danse, chante, s’énerve et s’amuse en complicité avec le public.
Le Grand Troupeau est le seul roman de Giono qui évoque directement son expérience traumatisante de la Grande Guerre. En 1916, en effet, à 21 ans, il fut brusquement plongé dans l’enfer de Verdun ; il en revint profondément bouleversé, avec le sentiment d’être un rescapé de l’Apocalypse. Il a fallu que treize années s’écoulent avant qu’il puisse prendre la plume et revenir sur cet événement. Mais il l’a fait, avec brio et originalité, dans un roman de guerre pas comme les autres… Giono y trace un parallèle poignant entre la vie au front où se multiplient les combats, les morts violentes, la tragédie de la haine, et la vie dans les fermes où les femmes continuent le travail exigé par la terre, dans l’attente angoissée du retour de ceux qu’elles aiment. L’adaptation du texte et sa mise en scène dévoilent cette souffrance continue des femmes face à une solitude angoissante, aux désirs lancinants de leur corps, à la peur de perdre l’être aimé…
Dédé, c’est André Bouffier, personnage atypique et maire de Montjustin. Cette rencontre est une invitation à découvrir à travers le parcours d’un homme, l’histoire d’un village classé au top 10 des plus petites communes du département.
Les anecdotes savoureuses, le bon sens terrien du monsieur et sa connaissance du territoire et des habitants qui le font vivre, nous éclairent d’une lumière sincère sur les enjeux, les contradictions, et les limites que le monde moderne impose aux campagnes d’aujourd’hui.
Un tour d’horizon vivant et réaliste, à partager presque au coin du feu.
Tous les vendredis midis, pour bien finir la semaine, les cuisinières de l’École Buissonnière vous préparent un bon plat à partager sur la table unique.
Repas servi à 12h30, pour que ceux qui reprennent le travail ne soient pas trop en retard.
Et si vous avez du temps devant vous, nous pourrons continuer à discuter autour d’une grande plonge collective.